Mélanie : Alcool au volant
Mélanie étudie pour devenir comptable. En tant que future membre d’un ordre professionnel, elle ne peut se permettre d’avoir un casier judiciaire. Dans la nuit de Nöel, alors qu’elle était au volant de sa voiture, accompagnée de son copain, elle percuta un muret de ciment. Au moment où les policiers arrivèrent sur les lieux, elle était à l’extérieur de sa voiture et il n’y avait aucun témoin de l’accident. Ils lui demandèrent aussitôt qui conduisait la voiture et Mélanie leur répondit que c’était elle. Les policiers suspectèrent qu’elle n’était pas en état de conduire son véhicule et ils lui firent passer un test de dépistage qu’elle échoua. Au poste, ses échantillons d’haleine révélèrent des taux de 196mg et de 191mg d’alcool.
Mélanie consulta Me Benoît Gariépy puisque sa carrière était en jeu. Elle croyait que, malheureusement, à ces taux il n’y avait rien à faire. Elle se trompait. Outres certains autres arguments que nous pouvions faire valoir, il y en avait un qui était imparable : la seule preuve que c’est Mélanie qui conduisait était son admission. Et cette admission ne pouvait servir contre elle à son procès puisqu’elle était faite à un policier qui lui posait une question (donc « obligée » d’y répondre) et qu’elle n’avait pas reçu son droit à l’avocat. Au procès, Me Gariépy fit valoir ses arguments au procureur qui n’eut d’autre choix que de retirer les accusations contre Mélanie qui fut acquittée.